







Sur le versant Nord des Costières, la C.N.A.B.R.L a creusé le canal secondaire d'irrigation qui à contribué à la mise en valeur agricole de la région.
Le territoire de la commune est occupé par un espace agricole :
- En bordure de la plaine du Vistre, zone de polyculture.
- En Costière, zone principalement viticole et arboricole.
Le bois de SIGNAN contient une remarquable chênaie ainsi que des orchidées sauvages. Depuis 1992, dans l'inventaire du Patrimoine Naturel du Gard, cette zone est répertoriée en Z.N.I.E.F.F (Zone d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique)
Le plateau des Costières culmine à une altitude de 96 m à Garons.
L'altitude de Caissargues au pied de l'horloge n'est que de 27 m.
Les axes de communication importants qui traversent notre village font de celui-ci un point incontournable de la région nîmoise.
| L'autoroute A 54 | NÎMES-ARLES |
| La RN 113 | MARSEILLE-MONTPELLIER |
| Le CD 42 | NÏMES-ST GILLES |
| Le CD 135 | Les plages GRAU DU ROI |
Caissargues née en 1904 du détachement de la commune de BOUILLARGUES, elle se situe dans la plaine du VISTRE et dans le canton de la VISTRENQUE, sa superficie est de 960 hectares, sa population est estimée actuellement à 3886 habitants.
Deux éléments essentiels ont provoqué son développement depuis 1904 jusqu'à nos jours et plus particulièrement entre 1962 et 1982 : La proximité de Nîmes, pôle d'attraction évident, en plein essor économique et la Base Aéronavale de Nîmes-Garons.
Les communes limitrophes sont:| Au Nord, Ouest et Sud-ouest : | NÎMES |
| A l'Est : | BOUILLARGUES et GARONS |
| Au Sud : | SAINT GILLES |


Lors de la réalisation de l'autoroute A54 Nîmes-Arles, divers sites archéologiques ont été mis à jour. Parmi ceux-ci, celui du Moulin Villard, proche du Vistre sur notre commune était particulièrement bien conservé et intéressant. Il témoigne de plusieurs occupations datant de la période neolithique et de l'âge des métaux.
De nombreuses sépultures furent mises à jour (au moins 19) en particulier celle d'une jeune femme de 25/30 ans, inhumée en position foetale contractée qui vivait à cet endroit il y a environ 3000 ans avant notre ère. Baptisée "Dame de Caissargues", le moulage de son squelette est présenté dans le Musée Archéologique créé sur l'aire de repos de Caissargues sur l'A54.
A proximité s'élève la colonnade de l'ancien théatre de Nîmes détruit par un incendie criminel en 1953.
Elle fût rebâtie à cet endroit lors de l'aménagement paysager.
Grâce à la construction de cette autoroute, Caissargues a découvert que ses premiers habitants vivaient sur son territoire il y a plus de 5000 ans.
Période Gallo - Romaine
La plaine de Nîmes et le plateau des Costières étaient habités bien avant la conquète romaine, mais la densité de peuplement était faible.Avec la venue des Romains, Nîmes et ses environs ont pris un essor considérable. La ville antique, contrairement à celle actuelle n'était pas un lieu de production mais plutôt un centre de consommation. Elle drainait vers elle la plus grande part des richesses du territoire. Les notables tiraient principalement leurs ressources de leurs vastes domaines, les "Villa", dispersées dans la campagne.
La présence des romains apporta la paix, la sécurité et la prospérité. Les voies principales étaient la DOMINITIENNE et la REGORDANE, mais d'autres voies de moindre importance existaient. Au sud de Nîmes, une voie atteignait le comptoir d'ESPEYRAN proche de Saint Gilles et du Rhône. Une autre ancienne voie, le "Chemin des Canaux", perpendiculaire à la précédente, la croisait aux environs de Caissargues. Cette intersection a-t-elle inspiré un notable Gallo-Romain pour y construire une "Villa rurale" à l'origine du village ? On peut le supposer.Plusieurs éléments plaident en faveur de cette hypothèse :
- la découverte de modestes vestiges gallo-romains a la Careirasse, Moulin Villard, Mas Bolchet, Mas Campagne, Mas Rouzel sous la forme de cippes, d'épitaphes, têtes de statue, fragments de poterie, tegulea, etc...
- la situation géographique du village,
- la terminaison en ARGUES du nom de notre localité.
La Commune
Avant la Révolution Française, CAISSARGUES, comme BOUILLARGUES, GARONS, RODILHAN, St CESAIRE et COURBESSAC faisaient partie du "Taillable et Consulat de NIMES", c'est à dire qu'ils étaient annexés au chef-lieu en tant que hameaux.
Le 9 novembre 1790, par decret de l'Assemblée Nationale signé par Louis XVI, Bouillargues, Caissargues, Garons et Rodilhan étaient détachés de Nîmes et regroupés en une seule commune ayant pour chef-lieu Bouillargues.
En 1835, Garons s'en détachait pour devenir autonome. Caissargues, lutta longtemps pour obtenir son indépendance qu'il eût en 1904.
Rodilhan s'érigera en commune en 1962
Les Seigneurs de Caissargues
La présence du château, dès le XIème siècle, atteste de l'existence d'une seigneurie ou co-seigneurie.Etaient-ils les châtelains de Caissargues ? Au XIIème siécle, BERNARD ATON VI, vicomte de Nîmes reçoit le serment de fidélité du seigneur de Caissargues. En 1179, le vicomte se reconnait vassal du roi d'Aragon, Alphonse II et par traité, lui transmet le château de Caissargues et d'autres places fortes.
Au XIVème siècle, PONS de Caissargues est vassal du seigneur de Manduel.
Au XVème siècle, Jean NUZIER est seigneur de Caissargues (1455) ainsi que Pierre de GAUDE en 1476.
A partir de cette époque la seigneurie est souvent fractionnée. Aux XVIème et XVIIème siècles, Claude, Jean, Jacques de LAGERET sont tantôt seigneurs ou co-seigneurs.
Au XVIIème siècle, il en est de même pour les DE RICARD et les DE BARNIER.
Aux XVIIème et XIXème siècles, les PALISSE DE MERIGNARGUES sont les derniers seigneurs du village.
Origine du Nom
L'origine du nom CAISSARGUES est controversée. Pour les uns, elle vient de CASQUES du gaulois CASANUS (chêne), QUERCUS et AGER (le champ des chênes). Terrain couvert de chênes.
COLSON y voit l'origine celtique CAS qui viendrait de chaumière, habitation et CASA, maison.
A l'époque latine, quand les romains donnaient leur nom à leur domaine appelé "Villa", on trouve le suffixe "ANICUS" qui signifie "propriété de". Ce suffixe évolue au cours des siècles en ANICOE, ANICIS, ANEGUES jusqu'à devenir "ARGUES" en 1479.
Le romain qui aurait donné son nom à cette propriété serait un certain CASSIUS, patronyme répandu à cette époque. Caissargues signifierait donc "propriété de Cassisus", "champ de Cassius".Evolution du Nom
| Dates | Noms | Sources |
| 956 | CAXANICUS | Cartulaire N.D. de Nîmes |
| 994 | CAISSANICUS | |
| 1007 | CAXANICUS | |
| 1060 | KASSANGUIS | Histoire du Languedoc T.2 |
| 1076 | CAXANICOE | |
| CASSANICOE | ||
| CASANICOE | ||
| 1114 | CAISSANICIS | Cartulaire N.D. de Nîmes |
| 1114 | CAIXANICOE | |
| CAXANICOE | ||
| CAIXANEGUES | ||
| 1119 | CAISANIGUES | Bullaire de St Gilles |
| 1208 | CASTRUM DE CAXANICIS | Ménard T.1 |
| 1266 | CAISSANICIS | |
| 1310 | CAYSSANICOE | |
| 1380 | CAYSSANICOE ULTRA VISTRUM | Compoix de Nîmes |
| 1386 | ECCLESIA DE CAYSANICIS | Rep. du Subs. de Charles VI |
| 1405 | CAISSANICOE | Ménard T.3 |
| 1479 | CAISSARGUES | La Taula del. Poss. de Nîmes |
| 1518 | QUESSARGUES | Arch. Hosp. de Nîmes |
| 1589 | QUESSARGUES | Compois de Jonquières St Vincent |
| 1671 | CAYSSARGUES | Compoix de Nîmes |
| Début 17è s. | QESSARGUES | Carte du Languedoc |
| Milieu 17è s. | CAISSARGUES | Carte du diocèse de Nîmes |
Pour comprendre l'évolution actuelle de la cité, il est bon de prendre en considération un certain nombre d'éléments.
1) Le développement de la ville de Nîmes.
Il se fait principalement vers le sud et ceci attire inévitablement une augmentation des demandes de logements sur la commune. Quotidiennement nos services administratifs sont interrogés sur les possibilités de logement, pour toutes générations confondues.
2) Création de la zone artisanale "EURO 2000".
Crée en 1988, d'une superficie de 15 ha, elle accueille à l'heure actuelle de nombreuses entreprises.
3) Création de la Z.A.C de la Granière.
L'extension de cette zone a permis d'attirer une population de salariés et leur famille. Cette Z.A.C créée en 1995, située au sud de l'agglomération doit amener à terme la construction d'environ 300 villas. Dans le cadre de cette réalisation, la commune entend favoriser l'accession à la propriété des jeunes, ainsi que l'accueil des anciens dans des logements plus adaptés à leur situation familiale. Ceci aura pour effet de porter la population caissarguaise à 4 500 habitants environ dans les années 2010.